Le Carlin, un amour de chien !

Le Carlin est une des races les plus anciennes qui soit. On suppose qu’il est le descendant du dogue du Tibet, lui-même considéré comme étant à l’origine de la création de l’ensemble des molosses. Cette révélation peut paraître surprenante au premier abord; le Dogue du Tibet et le Carlin n’ont absolument rien en commun. Ni la longueur des poils, ni la taille. Les différents élevages du dogue du Tibet auraient donné naissance au Lo Sze, appelé également Fu, selon les régions ou encore Pai Dog pour ceux issus du Japon et de la Corée où il a été importé.

À l’origine, notre Carlin d’aujourd’hui existait en deux variétés, une grande sur patte qui serait plus proche du Dogue du Tibet et l’autre plus petite, qui d’après Lockhart est une dégénérescence du premier. Selon lui, il était uniquement nourri au riz bouilli et avait interdiction totale d’être posé au sol, ceci pour l’empêcher de grandir. On cherchait à le rétrécir de manière à ce qu’il soit suffisamment petit pour ne pas prendre trop de place et passer facilement sous la table.

L’origine du Carlin

Créé en Chine vers -551 avant J. C il a été d’office très respecté et considéré comme un chien très précieux à cause des idéogrammes formés par les plis de son front. Certains y voyait la chance, d’autres la fidélité, ou encore la loyauté, quoi qu’il en soit, il était devenu un porte-bonheur qu’on offrait en cadeau de mariage. C’est aussi une des raisons pour laquelle le Carlin était élevé uniquement au sein des palais impériaux. Seul les membres de la plus haute aristocratie étaient autorisés à posséder un Carlin. Pour les autres, s’ils leur prenaient l’envie de déroger à la règle, ils étaient exécuté sur-le-champ. Plus qu’un profond respect, le Carlin représentait également un signe de richesse et de noblesse.

Dans les années 1500, la Chine négocie et ouvre les voies du commerce. Par le biais des flottes commerciales, le Carlin sera exporté dans d’autres pays. Notamment en Angleterre et en Hollande où il sera aussitôt très apprécié En Espagne, il sera offert à la reine d’Espagne, Isabelle, qui donna son nom à la couleur du poil du Carlin. En France, il devient le chien officiel de la maison d’Orange parce qu’il a su prévenir en aboyant et en grattant la porte pour signaler la présence des troupes espagnoles ennemies, alors que les gardes eux-mêmes n’avaient rien entendu. En Écosse, il remplacera les Cavalier King Charles de la reine Marie Stuart. En Allemagne, il était devenu tellement populaire que la manufacture de porcelaine de Meissen lui consacra plusieurs modèle, qui furent un grand succès.

En France, dans les années 1700, la mode au chien à tête plate explose, et le « chien de la manche » comme on le surnommait devient très vite recherché. Il prendra le nom de Carlin, à cause de son masque noir sur le visage qui rappelle le masque de Carlino, un acteur jouant le rôle d’arlequin dans une comédie réputée de l’époque. Si la mode aura permis un succès grandissant de la race, elle est aussi responsable de son changement de statut. Alors qu’il était le chien des aristocrates, il devient peu à peu l’objet des critiques, « un bibelot vivant, inutile et coûteux » en plus d’être « laid et hargneux » quand il n’était pas « hideux d’embonpoint ». Son succès décroît, il devient un chien banal classé parmi les autres chiens de petite taille. Alors, qu’en Angleterre, et en Hollande, il reste le petit chien de prédilection, choyé et aimé. Par ailleurs, ces deux pays se sont disputé le patronage de la race, finalement c’est l’Angleterre qui l’obtiendra, considérant qu’elle ait activement participé à l’évolution du Carlin.

Le Carlin et son caractère

On le dit laid aux proportions mal harmonisées, à l’allure disgracieuse. On le dit stupide ou hargneux à l’odeur nauséabonde qu’il répand par tous les pores. Pourtant ce petit chien a su combler les cœurs des dames de la plus haute aristocratie. Parce qu’au-delà de ces défauts, elles voyaient en lui un chien fidèle qui ne fera jamais faux bond et qui sera prêt à tout pour protéger sa maîtresse. Un chien attentionné, qui aime être dorloté et qui restera toujours à ses côtés et ne manquera pas de lui prouver son attachement. Un chien qui ne prend pas beaucoup de place et qui s’adapte à tout type d’environnement.

Finalement, il est attirant par son masque noir, sa petite taille et ses expressions si « tro-gnon ». On l’excuse d’être hargneux parce qu’il ne l’est pas réellement, il le devient quand sa maîtresse lui donne tous les droits. Aussi, il est le genre de chien à se laisser faire, à se laisser manipuler pour être mis dans n’importe quel type de situation. On oublie ses défauts et on l’aime parce qu’il apporte quelque chose que beaucoup d’hommes et de femmes recherche : de l’amour.

Le Pointer Anglais
Le golden retriever